Les Carnets de Turner
Chapitre XXII
19 juillet 1993: Durant les 5 derniers jours, j'ai été le témoin de ce qui sera sûrement la plus grande migration de masse de l'Histoire: l'évacuation des noirs, des métis et des "boats-people" du sud de la Californie. Nous les avons expédié à l'est, au rythme de plus d'un million par jour, et il me semblait que cela ne s'arrêterait jamais.Cependant, j'ai appris à la réunion de notre unité de cet après-midi, que demain aura lieu la dernière grosse journée d'évacuation. Après cela, il faudra simplement les envoyer hors des frontières, par fournées de quelques milliers, au fur et à mesure que nous rassemblerons les brebis égarées et que nous achèverons de séparer les zones où les races sont encore mélangées.
Mes hommes et moi avons été chargés de trouver un moyen de transport pour ceux qui étaient incapables de faire la route à pied. Nous avons commencé avec des camions à plateau et des tracteurs remorquant de larges attelages, capables de traîner plusieurs centaines de personnes à la fois. Puis nous avons fini par utiliser toutes les camionnettes de livraisons et les camions à compartiment que nous avons pu trouver dans, ou à proximité, des quartiers noirs ou chicanos évacués: soit au total, presque 6000 camions.
En premier lieu, nous avons essayé de faire un travail minutieux pour s'assurer que chaque camion avait juste assez de carburant dans son réservoir pour effectuer un aller simple en territoire ennemi, mais cela prenait trop de temps. Alors, nous avons décidé d'essayer d'être à peu près sûrs que chaque véhicule possédait au moins suffisamment de carburant pour le voyage.
Hier, tard dans la soirée, nous avons commencé à manquer de camions. Aussi, toute la journée d'aujourd'hui nous avons utilisé des voitures. J'ai réparti les 300 hommes sous mes ordres en escadrons de 10.
Chaque escadron encadrait approximativement 50 jeunes noirs volontaires -- avec la promesse de nourriture -- qui prétendaient avoir l'expérience de faire démarrer des voitures.
Nos escouades ont donc commencé à acheminer vers les sites d'embarquement, toutes les voitures en stationnement qui pouvaient être démarrées et dont la jauge de carburant indiquait au moins le 1/4 du plein. Cela allait des Volkswagen aux Cadillacs. C'est ainsi qu'on a pu voir nos volontaires nègres, habituellement voleurs de voiture professionnels, bousculer une négresse enceinte ou un très vieil estropié à l'arrière d'une bagnole, remplir le véhicule avec autant de négrillons, et divers boiteux, malades, et estropiés non-blancs, qu'il était possible d'en emporter -- les entassant parfois sur les toits ou les pare-chocs -- et les envoyant sur la route. Puis ils recommencèrent leur manège avec d'autres véhicules.
Je fus surpris de voir à quel point nos kapos nègres étaient sans pitié à l'égard de leurs congénères. Quelques-uns des noirs les plus âgés, qui n'avaient pas été capables de se débrouiller par leurs propres moyens et visiblement sur le point de mourir de faim et de déshydratation, étaient maniés si brutalement par les volontaires, et serrés comme des sardines dans les voitures, que cette vision me donna à réfléchir. Lorsqu'une Cadillac bondée s'engagea sur l'autoroute en direction de l'Est, un vieux nègre perdit l'équilibre et tomba du toit, la tête la première sur la chaussée, et sa nuque craqua comme un oeuf. Les noirs qui venaient de charger la voiture éclatèrent de rire; c'était apparemment la chose la plus drôle qu'ils aient vu depuis longtemps.
Notre logistique était terrible. Nous avions enfreint toutes les règles de sécurité et pris des risques inconsidérés. Il y eut des centaines de fois au cours desquelles, les noirs auraient pu nous rouler, tant nous nous étions dispersés. Souvent, nous étions obligés de travailler très loin dans leurs enclaves surpeuplées sans arrière-garde pour nous épauler en cas de problème.
Je n'avais vraiment pas assez d'hommes pour mener la mission à bien, et nous avons tous travaillé au moins 18 heures par jour, souvent sans même se reposer jusqu'à ce que nous soyons fatigués au point de ne plus pouvoir tenir debout. C'est une bonne chose que demain soit le dernier jour, parce que je ne pense pas que mes hommes puissent tenir, et que la chance soit avec nous encore longtemps.
Cependant, ce que nous avons accompli jusqu'alors est assez remarquable. Nous avons évacué approximativement un demi-million d'allogènes qui ne pourraient faire le trajet à pied. Chacun d'entre eux est maintenant sous la responsabilité de ZOG -- qui doit les nourrir, les loger, les vêtir et empêcher le désordre. Avec les 7 millions de noirs et de chicanos que nous avons viré, c'est une sacrée responsabilité!
Cette évacuation massive a conduit à une nouvelle forme de lutte: la guerre démographique. Non seulement nous avons expédié les métèques hors de notre enclave, mais nous avons fait deux choses supplémentaires qui joueront en notre faveur en leur faisant franchir les lignes ennemies: nous surchargeons l'économie déjà tendue du Système et nous rendons la vie des blancs dans les zones frontalières presque intolérable.
Même après la dispersion des évacués dans tout le pays, ils constitueront une augmentation d'environ 25% de la densité moyenne de la population de métèques en dehors de la Californie.
Nous pensons que les derniers des libéraux blancs les plus lobotomisés trouveront l'augmentation de la dose de "fraternité" dure à avaler.
Il y a environ une heure, en route vers la réunion d'unités, je me suis arrêté devant un panorama surplombant la principale route d'évacuation de Los Angeles. C'était après le coucher du soleil, mais il y avait encore assez de clarté pour bien distinguer les choses, et je fus terrifié par la vision de cet énorme torrent de vie colorée avançant lentement vers l'est. D'où que l'on regarde, le flot insalubre s'étendait à perte de vue. Plus tard, nous avons allumé les lampadaires le long de l'autoroute, pour que la marche puisse continuer toute la nuit. Alors, dans la chaleur du matin, l'évacuation des biens-portants fut suffisamment avancée pour qu'il y ait de la place sur l'autoroute pour que nos véhicules puissent avancer de nouveau. Nous avons découvert que lorsque nous essayions de faire continuer les marcheurs pendant la journée, ils tombaient comme des mouches.
La vue de cet énorme mouvement de métèques me donna le sentiment irrésistible d'un soulagement comme ils s'éloignaient de nous, hors de notre région. Et je frissonnais de dégoût à l'idée d'être à l'autre bout de la route de l'évacuation et de voir cet essaim se rapprocher de moi, dans mon territoire.
Si les dirigeants du Système avaient eu le choix, ils auraient fait rebrousser chemin aux nègres à la frontière avec des mitrailleuses. Mais avec principalement des troupes de non-blancs affectés aux frontières, il était plutôt difficile de donner l'ordre de tirer sur ce flot d'allogènes. Depuis que l'inondation a débuté, ils n'ont pas été capables de trouver un moyen de l'enrayer.
Ils sont piégés par leur propre propagande, qui maintient que chacune de ces créatures est égale, avec leur "dignité humaine" et ainsi de suite. Ils doivent donc les traiter en conséquence.
Oui monsieur! Les choses ici commencent à aller de mieux en mieux, alors qu'ailleurs elles semblent devenir de plus en plus sombres!
La preuve en est que le nombre de blancs réfugiés de l'Est dans notre zone ne cesse de croître. Passant d'une centaine quotidiennement il y a 10 jours, leur nombre a augmenté jusqu'à plusieurs milliers par jour. Cet après-midi, nos gardes-frontières ont comptabilisé un total de plus de 25 000 blancs traversant la frontière.
Il semble que la plupart d'entre eux ait simplement fui les milices noires et les évacués noirs et chicanos qui ont inondé les zones frontalières ennemies. S'il avait été plus facile pour eux de fuir à l'Ouest plutôt qu'à l'Est, ils l'auraient fait.
Mais environ 10% d'entre eux ne viennent pas du tout des zones frontalières. Ce sont des volontaires blancs qui ont délibérément traversé la frontière pour se rallier à notre lutte. Certains sont même venus d'aussi loin que la Côte-Est, des familles entières comme des jeunes hommes qui ont pris leur décision dès qu'il est devenu évident pour le pays que notre révolution avait établi un bouleversement ici.
24 juillet 1993: Garçon! Je suis vraiment devenu l'homme à tout faire. Je viens juste de rentrer du QG après une réparation à la grande gare de triage, en dehors de Santa Barbara. Cela marchait vraiment mal, faisant sauter l'électricité tous les jours, ou presque, et je devais évaluer ce qui n'allait pas et mettre en place une équipe de réparation pour y remédier. Je serais certainement heureux quand nous aurons remis de l'ordre dans la population civile, de manière à ce que les gens qui sont supposés faire fonctionner les services publics puissent retourner au travail.
Mais chaque chose en son temps, et cela suppose le rétablissement de l'ordre public et d'assurer un approvisionnement en nourriture adéquate. Nous n'avons pas encore rétabli cet ordre , mais nous apportons maintenant presque assez de nourriture dans la zone métropolitaine pour préserver les gens de la famine. J'ai eu un certain aperçu de la manière dont nous allons gérer cela, pendant le voyage à Santa Barbara.
Dans la campagne, j'ai croisé des centaines de groupes organisés de gosses blancs, certains travaillant dans les vergers, d'autres marchant le long de la route en chantant, avec des paniers de fruits jetés sur l'épaule. Ils étaient tous bronzés, semblaient heureux et en bonne santé. Quelle différence avec les grévistes et les émeutiers des cités!
J'ai fais arrêter mon chauffeur alors que nous arrivions à hauteur d'un groupe d'environ 20 jeunes filles, portant toutes d'épais gants de travail et indifféremment vêtues de shorts et de salopettes. Leur chef était une fille de 15 ans, couverte de taches de rousseur, avec des nattes, qui identifia joyeusement son groupe comme étant la 128ème Brigade de Nourriture de Los Angeles. Elles venaient juste de finir 5 heures de ramassage et allaient déjeuner à leur campement en bas de la route.
Eh bien! Pensais-je, c'est à peine une brigade, mais visiblement bien mieux organisée que la population civile que je connais. Je savais que la fille était trop jeune pour être membre de l'Organisation et qu'elle était dépourvue de tout discernement politique quel qu'il soit.
Tout ce qu'elle savait, c'était que ces choses qui s'étaient déroulées dans la ville étaient effrayantes et déplaisantes. Ainsi, quand la gentille dame avec un brassard s'est adressée à elle et à ses parents, au centre de distribution de nourriture d'urgence et leur a dit que les gosses qui se portaient volontaires pour le travail étaient protégés et bien nourris, ils ont décidé qu'elle devrait y aller. C'était il y a semaine, et mercredi elle fut désignée comme chef de son groupe de filles.
Je lui ai demandé ce qu'elle pensait de son travail. Elle m'a répondu que c'était dur mais qu'elle savait qu'il était important pour elle et ses filles de ramasser le plus de fruits possible, pour permettre à leurs parents et amis restés en ville de se nourrir. Au camp, les adultes leur avaient expliqué quelle importante responsabilité elles avaient.
Lui avait-on aussi parlé de la signification de la révolution? Non, elle ne savait rien de cela, seulement que les Chicanos étaient partis, et que maintenant c'était au peuple blanc de faire tout leur travail. Elle pensait que c'était certainement une bonne idée. A part ça, on avait appris à toutes les filles comment faire leur travail -- ainsi que les chants de travail et les conférences sur l'hygiène purificatrice -- durant les soirées, autour du feu de camp.
Ce n'est pas un mauvais commencement pour les 12-15 ans. Le temps viendra pour une éducation plus poussée ultérieurement. Si seulement les adultes étaient aussi coopératifs que les enfants!
Les filles avaient un seul motif de plainte: la nourriture. Il y en avait beaucoup, mais c'était seulement des fruits et des légumes. Pas de viande, pas de lait, pas même de pain. Visiblement, ceux qui avaient organisé les Brigades Nourriture avaient encore quelques problèmes de logistique pour mener à bien leur mission. Nous avons échangé avec elles des conserves de sardines et des boîtes de biscuits secs que nous avions dans la voiture, contre un panier de pommes, et les deux parties eurent l'impression d'avoir réalisé une bonne affaire.
En traversant les montagnes situées au nord de Los Angeles, nous avons croisé une longue colonne de marcheurs, étroitement gardée par des GI et du personnel de l'Organisation. Comme nous les dépassions lentement, j'observais minutieusement les prisonniers, essayant de savoir qui ils étaient. Ils ne ressemblaient pas à des noirs ni à des chicanos, cependant seulement quelques-uns d'entre eux étaient des blancs. Beaucoup de visages étaient clairement juifs, alors que les autres avaient des visages ou des cheveux évoquant une hérédité négroïde. La tête de la colonne quitta la route principale pour un chemin forestier peu utilisé qui disparaissait dans un canyon jonché de blocs de pierres, alors que la queue s'étendait en arrière sur plusieurs miles en direction de la ville. Il ne devait y avoir pas moins de 50 000 marcheurs, de tous âges et de chaque sexe, dans la seule partie de colonne que nous dépassions.
De retour au QG, je me renseignais sur cette étrange colonne. Personne n'en était sûr, quoique l'opinion générale fût qu'il s'agissait de juifs et de bâtards de teinte trop claire pour être mélangés aux évacués envoyés à l'est. Je me rappelais maintenant de quelque chose qui me contrariait, il y a quelques jours: la séparation des noirs les plus clairs -- les presque blancs, les métis inclassables des différents pays asiatiques et pays du sud -- des autres durant les opérations de concentration et d'évacuation.
Je commençais à comprendre. Les métèques, clairement identifiables, étaient ceux dont nous voulions qu'ils augmentent la pression raciale sur les blancs, hors de Californie. La présence de beaucoup de bâtards, presque blancs, aurait purement et simplement compromis le résultat -- et il y avait toujours le danger qu'ils se fassent passer pour de purs blancs ensuite. Il était préférable d'en finir avec eux maintenant, tant que nous les avions sous la main. J'avais dans l'idée que leur voyage dans le canyon, au nord d'ici, était un aller simple!
Mais beaucoup d'endroits devront encore être passés au peigne fin. Nous avons épuré les quartiers noirs, chicanos et certains quartiers juifs, mais il y avait encore des zones, y compris presque la moitié du territoire urbain, où régnait le chaos complet. Les juifs de ces zones, travaillant avec des éléments réactionnaires parmi les blancs, étaient devenus plus audacieux jour après jour. Il y avait des émeutes et des manifestations presque incessantes dans les pires secteurs, et les juifs utilisaient des tracts et d'autres moyens pour maintenir l'agitation générale dans les autres coins. Depuis vendredi, quatre de nos hommes avaient été tués par des tireurs embusqués. Quelque chose devait être fait, et vite!
25 juillet 1993: Journée agréable aujourd'hui présentant un contraste avec mes tâches précédentes: j'ai interrogé certains des volontaires qui avaient immigré dans notre zone depuis le 4 juillet, essayant d'en rassembler une centaine, au sein d'un groupe chargé de résoudre les problèmes spéciaux. Ils commenceront par assurer les corvées techniques et logistiques régulières et systématiques, que moi et mon équipe étions las d'effectuer jusqu'à présent.
Les personnes à qui j'ai parlé ont été présélectionnées avant de m'être envoyées, et elles possèdent toutes une formation technique ou de gestion industrielle. Il y avait près de 300 hommes, plus une centaine de femmes et d'enfants, ce qui est une indication du flux vraiment substantiel de sang nouveau arrivé dans notre région. Je ne sais pas quel est le total à ce jour, mais je sais que l'Organisation a multiplié ses forces en Californie, plusieurs fois en l'espace des 3 dernières semaines -- et nous ne comptions comme membre qu'une petite partie des nouveaux volontaires.
La grande majorité a été répartie en brigades ouvrières, principalement pour le travail à la ferme. En ce qui concerne la plupart des hommes d'âge mûr, ils avaient endossé l'uniforme de l'Armée, et avaient reçu des carabines récupérées dans une armurerie de la Garde Nationale, détruite lors d'un bombardement. De cette manière, nous avions augmenté graduellement la quantité de la force militaire sous notre contrôle, à défaut de sa qualité. Beaucoup de ces "soldats improvisés" n'avaient pas, ou peu, reçu de formation militaire et nous n'avions pas encore eu l'occasion de leur donner la moindre préparation idéologique, contrairement à celle que recevaient les nouveaux membres de l'Organisation. Cependant ils étaient en moyenne plus sympathisants à notre cause que les GI. Nous les avons intégrés le plus rapidement possible aux Unités régulières.
J'ai questionné les gens que j'avais vus, aussi bien sur leurs conditions de vie actuelle et leur situation familiale, que sur leurs stages et expériences professionnelles. La plupart d'entre eux avait été assignée dans des appartements récemment libérés dans un ancien quartier noir du centre de Los Angeles.
L'Organisation y a installé un nouveau QG d'unité dans un petit appartement, et c'est là qu'eurent lieu les entretiens.
Les personnes à qui j'ai parlé émirent très peu de réclamations, hormis le fait qu'ils aient tous mentionné les extraordinaires conditions d'insalubrité des immeubles où ils avaient été conduits. Certains appartements ou immeubles sont tellement saturés par les immondices, qu'ils sont tout simplement inhabitables. Cependant, tout le monde a mis la main à la pâte, et les travaux de désinfection, de nettoyage et de peinture ont produit une remarquable transformation en seulement deux jours.
J'ai fait une rapide ronde d'inspection et il était réconfortant de voir d'adorables enfants blancs jouant calmement, là ou avant, des hordes de jeunes noirs hurlant pullulaient. Un groupe d'une douzaine de parents travaillait encore sur les terrains autour des immeubles. Ils avaient collecté une montagne de détritus: canettes de bière, mégots et paquets de cigarettes, boîtes de nourriture vides, meubles détruits et appareils couverts de rouille. Deux femmes avaient délimité un terrain aride d'assez grande taille, de pelouse complètement piétinée, avec des poteaux et de la corde, et avaient retourné la terre pour faire un jardin potager commun. Aux fenêtres où se trouvaient seulement des stores en papier dans le passé, étaient maintenant des rideaux brillants -- je suppose fabriqués à partir de draps et de tissus teints à la main. Sur les rebords des fenêtres, sont apparues des fleurs fraîches, là où précédemment il y avait seulement des bouteilles de vin vides.
La plupart des gens sont arrivés ici avec à peine plus que les vêtements qu'ils avaient sur le dos, laissant tout derrière eux et risquant leur vie pour être avec nous. C'est dommage de ne pas être en mesure de faire plus pour eux maintenant, mais ils sont solides et doivent être capables de très bien se débrouiller eux-mêmes.
L'un des premiers volontaires que j'ai sélectionnés ce matin est un homme chargé de trouver un camion convenable pour transporter les déchets hors de la nouvelle colonie et pour rapporter de la nourriture chaque jour du point de ravitaillement le plus proche, qui se trouve à environ 6 miles d'ici. Il sera responsable de sa propre maintenance mécanique et l'approvisionnement en carburant sera de son ressort, jusqu'à ce que nous ayons pu installer un nouveau système de distribution de diesel. C'est un homme de 60 ans, qui possédait précédemment sa propre usine de plastique dans l'Indiana, mais il est heureux d'être éboueur ici!
Lorsque nous aurons remis la situation des civils en bonne forme, la densité moyenne de population dans notre partie de la Californie sera divisée par deux par rapport à ce qu'elle était il y a un mois.
Il y aura la plus grande abondance de logements pour les nouveaux arrivants, et nous raserons probablement la moitié des zones résidentielles et commerciales dans le comté de Los Angeles. Nous planterons des arbres et en ferons des parcs. Mais tous cela se fera dans le futur, pour le moment notre but est simplement d'installer provisoirement les nouveaux arrivants dans des zones bien séparées de celles que nous n'avons pas encore pacifiées et assainies.
Mais, même ce que nous avons accompli depuis le tout début, me remplit de joie et de fierté. Quel miracle de marcher dans des avenues, qui, il y a seulement quelques semaines, étaient envahies de sous-hommes, errant à tous les coins de rues et sur chaque pas de porte et de ne voir que des visages blancs -- des visages propres, joyeux, enthousiastes, déterminés et confiants en l'avenir! Aucun sacrifice n'est trop grand pour réussir complètement notre révolution et leur assurer ce futur -- aux filles de la 128ème Brigade Nourriture de Los Angeles, et aux millions d'autres comme eux sur toute notre terre!
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