Les Carnets de Turner
Chapitre XXI
11 juillet 1993: Journée bien remplie! Nous avons remis en marche une centrale électrique de la région grâce à une usine hydroélectrique du nord, mais pas plus. L'électricité doit être strictement rationnée, et j'ai passé toute la journée à programmer les sections du métro qui doivent être remises sous tension. Puis j'ai réparti des équipes chargées de couper des lignes de courant et d'en reconnecter d'autres. Ensuite, si la répartition est réussie, nous devrons aussi produire du courant pour d'autres sections.La nuit dernière j'ai compris pourquoi Washington n'a pas tenté d'expédier des renforts de troupes ici, depuis d'autres points du pays. C'est simplement parce que nous tenons le site de Défense Atomique Fédéral de Vandenberg et tous les silos de missiles nucléaires!
Pendant les 48 heures consécutives à notre attaque de lundi passé, ZOG était dans un tel état de panique et la situation militaire était si précaire, qu'aucun mouvement de troupes d'envergure n'était envisageable. Dans tout le pays, nos membres étaient dispersés à un point tel, qu'il n'y avait aucun moyen de regagner du terrain sur nous, ailleurs qu'ici sur la Côte Ouest. Le cas échéant nous aurions provoqué des ravages et du désordre partout ailleurs.
Nos gars infiltrés dans l'armée, à d'autres endroits du territoire, avaient appliqué les consignes, leur demandant de fomenter des actions calculées pour paralyser temporairement leurs unités. Cela impliquait quelques sabotages, incendies criminels, démolition et dans la plupart des cas, meurtres. Dans les régiments avec un taux élevé de métèques, nos membres ont flingué des nègres au hasard, en hurlant des slogans comme "White Power". Ceci dans l'intention délibérée de provoquer une réaction chez les noirs. Il s'ensuivit la même tactique que celle que nous avons suivie ici: prises de stations radio avec messages falsifiés appelant les nègres à retourner leurs armes contre leurs officiers blancs.
Dans d'autres centres de communications que nous avons investis nous avons diffusé un message donnant la fausse impression que les unités militaires avaient rejoint nos effectifs.
La combinaison de tout cela fit des ravages dans la population civile. Les centrales électriques, les possibilités de communication, les barrages, les échangeurs autoroutiers-clés, les réservoirs de carburant, les pipelines de gaz et tous les autres trucs qui pouvaient être détruits ou brûlés l'ont été lundi matin. Nos efforts se sont déployés sur l'ensemble du pays, afin de causer une panique monstre et obliger le Système à régler en priorité les problèmes d'intendance.
J'ai également appris, que pour couronner le tout, l'opération concernant la centrale d'Evanstone s'est déroulée lundi matin. J'ai été comblé de joie de savoir que cela fut un succès total.
Donc, le bénéfice net est le suivant: pendant que le Système évaluait la situation et regagnait suffisamment de confiance dans la loyauté de nombreuses unités militaires pour faire mouvement contre nous, nous en profitions pour prendre Vandenberg. Nous avons ensuite adressé l'ultimatum selon lequel, nous lancerions des missiles nucléaires sur New-York et Tel Aviv si jamais nous repérions des forces armées, marchant contre nos positions. C'est pourquoi les choses sont si calmes depuis ces derniers jours!
Et à présent je saisis toute la stratégie du Commandement Révolutionnaire. Elle a longtemps représenté une énigme et cela a provoqué quelques doutes dans mon esprit. Le CR avait réalisé depuis le commencement qu'il n'y avait pas moyen pour nous, du fait de notre nombre actuel, d'envisager une attaque militaire contre le Système, d'une portée et d'une durée suffisamment importantes, pour parvenir à le renverser. Certes, nous aurions pu poursuivre pendant un certain temps notre campagne de guérilla, de sabotage économique et de guerre psychologique. Mais le temps jouait inexorablement en faveur du Système. Même si nous avions pu infliger de très sérieux ravages, qui auraient augmenté substantiellement le nombre de nos recrues, l'extension des pouvoirs de la police aurait pu nous paralyser.
Eh bien! Nous avons repris l'avantage. Notre potentiel humain est en extension. Il y a douze millions de personnes sous notre houlette dans la seule ville de Los Angeles. Nous ignorons encore le détail précis de la population placée sous notre autorité, car la situation au nord de la Californie n'est pas encore pacifiée.
La bande de la Californie qui part de la frontière mexicaine jusqu'à environ 150 miles au nord de Los Angeles est pour l'instant sous notre contrôle. Cette bande s'étant sur 50 à 100 miles de la côte à l'intérieur des terres et sont inclues dans cette zone: San Diego, Los Angeles et l'important secteur de Vandenberg. Les Sierras et le désert de Mojave forment une barrière naturelle du nord de la Californie à notre territoire.
Dans une zone côtière plus éloignée, s'étendant presque jusqu'à la frontière de l'Oregon et incluant San Francisco et Sacramento, une faction militaire rebelle au Système semble prendre les choses en main. Mais je crois que notre propre autorité n'y est pas encore établie de manière précise. Quant aux états de l'Oregon et de Washington District, il apparaît qu'ils sont toujours fermement sous l'emprise du Système, contrairement à ce que laissaient penser les premières rumeurs.
Partout ailleurs dans le pays, c'est généralement le tumulte qui prédomine et nos actions terroristes se poursuivent. Mais le Système n'est pas en danger immédiat d'effondrement. Le principal problème qui ennuie le gouvernement semble être qu'il ne sait pas sur quelles forces armées compter. En conséquence de cette interrogation, les troupes de plusieurs sites sont toujours confinées dans leurs bases, même si elles font cruellement défaut pour restaurer un semblant d'ordre chez les civils.
Dans quelques unes des régions les plus touchées par les émeutes -- principalement du fait de la pénurie de nourriture -- le gouvernement a utilisé des unités militaires spéciales, composées exclusivement de métèques. Ils ont disposé certaines de ces unités à la frontière autour de notre enclave californienne.
De telles compagnies semblent avoir été stationnées à Barstow, à environ 100 miles au nord. Certains réfugiés blancs, en provenance de ce coin, passent au compte-gouttes dans notre région et leurs témoignages sont insoutenables. Viols collectifs et terreur de la part des troupes négresses, qui ont tous les droits sur les blancs locaux. Je déteste entendre de tels récits d'abomination à l'encontre de mon sang, mais la réaction ne peut que nous être favorable. Il est positif d'avoir contraint le Système à dévoiler son absence de reconnaissance vis-à-vis des populations européennes loyalistes, et sa dépendance par rapport aux éléments allogènes.
Ce qui est maintenant primordial pour nous, c'est que le gouvernement ne tente pas de forcer le passage pour s'introduire sur notre territoire. La menace que nous faisons peser sur eux les tient à distance pour l'instant, mais la situation ne s'éternisera pas. Mais au moins, cela nous laisse une chance de reprendre le contrôle de la population civile.
Et quel boxon ici! Il y a plus de feux que jamais et les émeutes s'étendent. Nous disposons tout simplement de trop peu de monde, même si l'on tient compte de tous les militaires qui sont de notre côté, pour maintenir le calme, pendant que nous remettrons en état les installations de première nécessité et assurerons une méthode de distribution de nourriture.
Nous pouvons compter sur un total de 40 000 personnes armées. Près des 2/3 d'entre elles sont déployées en ville et le tiers restant est disséminé entre San Diego et Vandenberg. C'est une situation délicate, car le rapport de force est de 1 contre 20 en notre défaveur. C'est un pourcentage assez mauvais mais pas autant que ce à quoi je m'attendais. La grande majorité de ces troupes n'a pas prêté serment à l'Organisation et, en fait, ne réalise pas que leurs ordres émanent de nous.
Depuis le départ, nous les employons jour et nuit et ils n'ont pas le temps de poser trop de questions. Des membres de l'Organisation ont été assignés dans toutes les brigades, jusqu'au plus haut niveau et Henry -- que j'ai revu brièvement la nuit dernière -- semble penser que nous avons une forte emprise sur eux. C'est ce que j'espère!
J'ai eu la chance de pouvoir discuter avec quelques bidasses, que nous avons affecté au recouvrement du carburant et à la réparation de certaines installations. On dirait qu'ils sont impressionnés par trois faits. Ils ont conscience que Washington a totalement perdu le contrôle de la région. Ils savent que les noirs, tant dans l'armée qu'à l'extérieur, sont des éléments dangereux et incontrôlables. Enfin, ils pensent qu'avec des armes et du ravitaillement ils sont mieux lotis que la plupart des gens.
Mais idéologiquement, ils n'ont qu'une formation ridicule! Certains d'entre eux sont vaguement de notre bord; d'autres sont encore sous l'influence du lavage de cerveau du Système; et la quasi-totalité navigue entre les deux comportements. La seule chose qui les maintient dans le droit chemin maintenant est l'absence totale d'autres alternatives.
Le Système n'a pas lancé d'appels à la fidélité, au moyen de la radio, en direction de nos troupes. Probablement parce que cela aurait constitué la reconnaissance, à l'égard du reste du pays, de l'importance de notre victoire ici. En ce moment, la ligne officielle du Système consiste à dire que la situation est bien sous contrôle et que les "gangsters racistes" de Californie (c'est nous), seront sous peu maîtrisés ou liquidés. Depuis que nous émettons nuit et jour un appel à la révolte, à l'attention de leurs troupes, et que nous dépeignons notre situation de manière beaucoup plus idéale que ce qu'elle est réellement, les bobards du Système sonnent creux. Au lieu de démentir nos affirmations, le Système a commencé à brouiller nos programmes. C'est sûrement plus malin de leur part.
14 juillet 1993: La première cargaison importante de vivres est arrivée dans la ville aujourd'hui. Il s'agit d'un convoi de 60 gros camions étranges remplis de produits frais venant tout droit de la vallée de San Joaquin. Ils ont ravitaillé 30 points de distribution d'urgence que nous avons définis dans des quartiers blancs. Mais c'était comme essayer de vider un océan avec un dé à coudre. Nous aurions besoin d'au moins cinq fois plus de nourriture et cela chaque jour pour maintenir la population blanche à un niveau de subsistance minimale.
Il y a encore de gros stocks de denrées non-périssables dans des entrepôts, même si les épiceries ont été pillées. Dès que nous aurons une meilleure organisation et que nous aurons localisé et inventorié tout cela, nous pourrons utiliser le contenu de ces entrepôts, comme suppléments alimentaires aux nouveaux produits frais. Pendant ce temps là, il y a eu de sales incidents devant différents entrepôts. Nous avons dû tirer sur beaucoup de gens qui ne voulaient pas d'un "non" pour réponse.
La plus sale besogne eut lieu quand nous sommes entrés dans des quartiers blancs et mixtes. J'ai passé les deux dernières journées à coordonner les équipes de secours dans des zones que les troupes achevaient de nettoyer.
Le travail des militaires consiste à séparer les page149? métèques du reste de la population. Puis ils les confinent dans des secteurs dont l'accès est contrôlé, jusqu'à ce qu'ils puissent être convoyés à l'extérieur de notre enclave. Cela se fait d'une manière assez simple et honnête. Un secteur noir est désigné, ayant été choisi pour sa proximité avec l'autoroute Est. Cela présente l'avantage de pouvoir fermer toutes les issues. Des tanks et des servants de mitrailleuses ont pris position à ces issues.
Ensuite un grand coup de balai dans le voisinage commence et converge vers le secteur désigné. Les groupes d'infanterie sont précédés de camions surmontés de haut-parleurs. Des messages sont en permanence diffusés comme: "Tous les noirs doivent se rassembler immédiatement pour une distribution de nourriture et de boisson à l'école élémentaire Martin Luther King sur la 47ème rue. Tout noir trouvé au nord de la 43ème rue après 13 heures sera abattu sur-le-champ. Tous les noirs doivent se rassembler..."
Au début, des groupes de nègres tentèrent de rester sur place et de défier les troupes. Ils avaient apparemment l'impression que les toubabs ne leur tireraient pas dessus tout de suite. Ils se sont toutefois rendu compte de leur erreur assez rapidement et se sont vite passés le mot.
Beaucoup de noirs déambulaient le long des rues, en direction des secteurs désignés, précédant d'un ou deux immeubles la lente progression de l'infanterie. Cette dernière se livrait à de rapides recherches dans chaque immeuble se trouvant sur son passage. Les noirs qui n'avaient pas encore vidé les lieux étaient brutalement conduits dans les rues à coup de baïonnettes. S'ils offraient encore de la résistance ils étaient tués sur-le-champ. Le son de cet occasionnel coup de feu aidait les autres noirs à accélérer le mouvement.
Il y eut seulement une demi-douzaine d'endroits où les noirs s'étaient barricadés dans des immeubles et tirèrent sur nos compagnies, avec des armes de contrebande. Lorsque ceci se produisait, les troupes contournaient les immeubles occupés et contactaient un tank qui écrabouillait l'immeuble avec son canon et ses mitrailleuses.
Une fois encore, c'est une sacrée bonne chose que la population civile ait été désarmée par le Système depuis des années. Si plus de noirs avaient eu des flingues, il n'y aurait pas eu moyen de leur faire entendre raison, du fait de la disparité en nombre.
Mes équipes de secours arrivent juste derrière l'infanterie. Notre mission est de répertorier et de récupérer les fournitures essentielles: du fuel et de grosses quantités d'autres carburants, denrées non périssables, matériel médical et médicaments, véhicules de transport en commun, certains matériaux industriels, etc.
Les noirs avaient nettoyé les lieux de toute nourriture et avaient délibérément détruit un tas d'autres choses qui nous auraient été utiles. Nous avons tout de même mis la main sur différentes choses, qu'ils ont oublié, notamment ce matin: 40 tonnes de poisson séché dans une usine pour animaux domestiques. La matière n'a pas très bon goût , mais elle fournira le minimum de protéines nécessaires pour 100 000 personnes, pour une semaine. Et hier, nous avons trouvé 30 000 gallons de chlore liquide, dont nous avions besoin pour purifier l'eau. Nous avons également récupéré le stock de médicaments d'un hôpital et de deux cliniques, qui était toujours intact malgré plusieurs émeutes de nègres qui ont saccagé les édifices.
Nous avons aussi acquis l'horrible preuve, qu'un des moyens par lequel les nègres ont résolu leur problème de pénurie alimentaire est: le cannibalisme. Ils ont commencé par dresser des barricades dans une rue principale afin d'arrêter les voitures conduites par des blancs et ce, dès le mardi précédent. Les malheureux européens étaient arrachés de leurs sièges, traînés dans un restaurant nègre tout proche, dépecés, rôtis et dévorés.
Plus tard les noirs organisèrent des parties de chasses et se livrèrent à des descentes dans les quartiers blancs. Dans la cave d'un immeuble de métèques, nous avons découvert une scène d'une indescriptible horreur, attestant du succès de ces descentes.
Lorsque nous eûmes achevé de constater le carnage et le pillage dans un magasin adjacent, nous sommes retournés dans la rue. Mes hommes et moi avons remarqué des troubles devant l'entrée de l'immeuble. Une patrouille de GI était visiblement angoissée. L'un d'entre eux sorti en courant du bâtiment, il commença par avoir des hauts le coeur et vomit sur la chaussée. Puis un autre soldat conduisit une petite fille blanche hors de l'immeuble, le visage marqué par une expression grimaçante. L'enfant avait environ 10 ans, elle était nue, très sale et visiblement en état de choc.
Dès que j'ai pénétré à l'intérieur de l'édifice, j'eus un mouvement de répulsion causé par la puanteur qui saturait l'endroit. J'ai mis un mouchoir sur mon nez et ma bouche mais cela n'y a rien fait. Néanmoins, aidé de ma lampe torche, j'ai descendu les marches menant à la cave, après avoir laissé passé deux autres GI. Dans les bras de l'un d'eux il y avait un garçon blanc qui devait avoir 4 ans. Il restait silencieux et avait les yeux fixes. Il était vivant mais était apparemment trop faible pour marcher.
La cave, éclairée par deux lampes à pétrole suspendues aux tuyaux d'eau chaude, avait été transformée en abattoir pour humains, par les noirs de l'immeuble.
Le sol était rendu glissant par le sang à demi-coagulé. Il y avait des bassines pleines d'entrailles putrides et d'autres remplies de têtes arrachées.
Quatre minuscules fesses humaines pendaient à des fils au-dessus de nous. Sur un établi en bois, juste au-dessous d'une des lanternes, j'ai vu la chose la plus horrible qu'il m'ait été donné de voir dans ma vie. Il s'agissait du corps dépecé et partiellement démembré d'une adolescente. Ses yeux bleus vides fixaient le plafond et ses longs cheveux blonds étaient emmêlés par le sang qui avait giclé d'une plaie béante à sa gorge. J'eus des hauts le coeur et j'ai trébuché en remontant l'escalier, avant de ressortir à la lumière du jour. Je n'ai pas pu me résoudre à retourner dans cet affreux antre, mais j'ai chargé deux de mes hommes de procéder à des photographies minutieuses. Les clichés serviront à l'endoctrinement des troupes.
J'ai appris de la bouche d'un des GI, que les restes d'au moins 30 enfants, tous blancs, avaient été découverts dans la cave, gisant avec les deux petits encore vivants. Ils avaient été attachés à un conduit, dans un coin de la pièce. Dans l'arrière-cour de l'immeuble se trouvait un barbecue improvisé et une grande pile de petits ossements humains -- minutieusement rongés. Nous avons également pris des photos de la cour.
Mon champ d'activité principal avait été les quartiers noirs et j'avais déjà entendu quelques histoires croustillantes de la part de nos gars qui avaient travaillé dans les quartiers blancs et chicanos. Toutefois, chez ces derniers, aucun cas de cannibalisme ne fut jamais rapporté -- les noirs composaient une race à part à ce sujet -- mais il y avait eu beaucoup de meurtres au cours de luttes pour la nourriture. D'affreuses atrocités s'étaient produites là où les gangs de noirs avaient envahi les quartiers blancs et pris possession des maisons, en particulier dans les quartiers les plus aisés, dans lesquels les demeures sont plus isolées les unes des autres.
Heureusement, dans quelques quartiers à prédominance européenne des classes moyennes et populaires, les habitants blancs se sont rassemblés pour se protéger des incursions des nègres et des chicanos. C'est une évolution satisfaisante, mais curieuse, si on la compare avec la manière de voter de ces faibles d'esprit, au cours de ces dernières années. Est-il possible que le lavage de cerveau orchestré par les juifs depuis toutes ces années, n'ait pas réussi à avoir plus d'emprise sur le public blanc?
En fait, j'ai bien peur que la propagande sémite ait fonctionné dans beaucoup trop de cas. Dans les quartiers cosmopolites, par exemple, les blancs ont terriblement souffert durant ces 10 dernières années mais n'ont jamais fait aucun effort pour se protéger. Sans arme, bien sûr, l'autodéfense dépend plus du nombre et de l'instinct de survie. Bien que seulement dans certains quartiers mixtes les blancs soient ultra majoritaires, ils semblent avoir perdu leur identité et leur unité. Tandis que les noirs et les chicanos possèdent encore ces vertus.
Par-dessus tout, beaucoup d'entre eux semblent convaincus que tout effort d'autodéfense serait "raciste," et ils ont peur d'être considérés comme tel -- ou de culpabiliser -- bien plus qu'ils n'ont peur de mourir. Même quand des bandes de noirs enlèvent leurs enfants ou violent leurs femmes sous leurs yeux, ils n'opposent pas de réelle résistance. C'est vraiment écoeurant!
Il est difficile pour moi de m'apitoyer sur les blancs qui se laissent faire. C'est même encore plus difficile de comprendre pourquoi nous prenons des risques et nous nous battons pour sauver de tels rebuts de la société. Ils sont lobotomisés et leur destin est bien mérité. C'est déjà dans les quartiers mixtes que nous avons eu le plus de troubles et que nous avons pris le plus de risques.
Nous sommes contre le fait de mitrailler la foule, au risque de tuer des blancs aussi bien que des non-blancs, et les bâtards l'ont apparemment bien compris et en ont tiré avantage. Dans certains quartiers nous avons rencontré une telle opposition qu'il était presque impossible d'atteindre notre but: séparer les différents groupes raciaux dans des enclaves.
Il existe un autre gros problème dans notre tentative de séparation raciale, car beaucoup de gens ne peuvent pas facilement être classés comme blanc ou allogène. Le processus de batardisation est allé si vite dans ce pays et il y a tant d'individus basanés et crépus qui courent les rues, que personne ne sait où se situe la frontière.
Néanmoins, nous devons instaurer une frontière quelque part, et vite! Il n'y avait aucun moyen pour que nous puissions nourrir tout le monde dans notre région, aussi, si nous voulons éviter la famine parmi les blancs, nous devons les regrouper rapidement dans une zone clairement définie, dans laquelle l'électricité, l'eau, la nourriture et d'autres choses essentielles sont disponibles. Et nous devons exclure tous les autres de notre zone, d'une manière ou d'une autre. Plus nous attendrons, plus le public deviendra indiscipliné.
En fait, nous avons assez bien réussi à concentrer les noirs. Environ 80% d'entre eux sont maintenant isolés dans quatre petites enclaves, et j'ai été informé que le premier convoi partira pour l'Est cette nuit.
Mais quant au reste, tout ce que nous sommes parvenus à faire, c'est immobiliser la population, pour qu'elle ne puisse plus aller d'un quartier à l'autre. Nous n'avons certainement pas un contrôle total sur eux, et, pour autant que je sache, nous n'avons pas encore commencé les arrestations en masse ni commis aucune autre action contre les juifs ou tout autre élément hostile. Mais cela ne va pas tarder!
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